Les catégories de navigation avant 1996

Avant 1996, les catégories de navigation étaient au nombre de 6 et définissaient des limites d’éloignement par rapport à un abri.

Les catégories de conception de 1996 à 2016

La notion de de catégorie de conception apparaît avec l’application de la règlement européenne. 

La logique est de privilégier la sécurité de l’équipage en fonction de deux critères : l’état de la mer et la force du vent tout en faisant un lien avec la capacité du navire à les affronter.

Surtout, la règlementation mentionne des types de plans d’eau (au large, côtière…) ce qui entraîne une certaine confusion.

Depuis 2016, des catégories de conception uniquement en fonction des conditions météo.

La nouvelle règlementation européenne, sur les bateaux de plaisance, définie maintenant les catégories de conception UNIQUEMENT par des conditions météorologiques. Les termes relatifs aux types de navigation (Haute mer, Large, Zones côtières, Eaux protégées) sont supprimés.

  

Vent maxi

Vagues

Catégorie A

Force 9

Etabli à 47 nds

Rafale Env. 61 nds

10 m

Catégorie B

Force 8

Etabli à 40 nds

Rafales Env. 52 nds

8 m

Catégorie C

Force 6

Etabli 27 nds

Rafales Env. 35 nds

4 m

Catégorie D

Force 4

Etabli à 16 nds

Rafales Env. 23 nds

0, 5 m

Comment se passe l'homologation ?

Pour simplifier, dans les catégories C et D, c’est le chantier qui auto-certifie que le bateau se trouve dans ces catégories.

Dans les catégories A et B, le dossier de stabilité de l’architecte doit être validé par une instance de certification au niveau européen.

Un voilier de 6m50 comme l’Ikone 6.50 homologué en catégorie de conception B a donc des qualités nautiques très supérieures à un voilier de même taille qui serait homologué en C…

Cette différence se manifeste principalement par un caractère marin et la capacité à affronter des conditions plus difficiles tout en restant en sécurité.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez consulter cet article sur le STIX.

Quelle différence entre un voilier de catégorie C et un autre de catégorie B ?

C’est le décret n°2006-1322 qui fixe les obligations à respecter. Il s’appuie sur la norme ISO 12217-2:2015.

En pratique, un index de stabilité (le STIX) est utilisé pour valider la conformité. Le STIX est calculé à partir d’un certain nombre de paramètres tels que la longueur, la largeur, son déplacement, l’angle de chavirage statique… Plus un bateau a un STIX élevé, plus le voilier est stable…

Un voilier de catégorie C doit avoir un STIX de 14 au minimum tandis qu’un voilier de catégorie B devra respecter un STIX de 23 au moins… et 32 pour un voilier de catégorie A.

Avant la réforme de 2016, les voiliers insubmersibles bénéficiaient d’un bonus de 5 sur ce STIX. Désormais, un bonus de 20% est accordé uniquement au critère d’envahissement ce qui fait que des voiliers homologués en A, peuvent retomber en B.

catégorie de conception A B C D
Valeur Minimum du STIX 32 23 14 5
AVS minimum (degres) 130-0.002*m 130-0.005*m 90 75

Dans ce tableau, la différence entre un voilier de catégorie B et un autre de catégorie C apparaît clairement. Le STIX a en effet, un impact direct sur l’angle maxi de chavirage (AVS). L’AVS indique un angle en-dessous duquel le voilier reviendra toujours à l’équilibre (dans le bon sens, c’est-à-dire le mât vers le haut !).

La stabilité est donc un élément de sécurité essentiel car elle représente la capacité d’un voilier à résister au chavirage.

Exemple de courbe de stabilité d'un voilier

Ce graphique explique bien l’impact de la catégorie de conception sur la stabilité des voiliers. Plus l’AVS est élevé, plus la limite du chavirage est repoussée.

Suivez-nous sur Facebook